Aliboron Président !

« Holà ! grands citoyens excessifs, mes frères, holà, candidats sublimes et rénovateurs, brisons les ancestrales pratiques et posons les grands principes de la politique de demain. Sa formule est l’Excessivisme. L’excès en tout est un défaut, a dit un âne. Tout au contraire, nous proclamons que l’excès en tout est une force, la seule force… Ravageons les partis absurdes. Piétinons les appareils infâmes. Vivent l’anarchie, la révolution, les comités d’autogestion, tous ces hommes libres qui tourbillonnent et se rassemblent, reflet véritable du sublime prisme solaire : Vive l’Excès ! Tout notre sang à flots pour recolorer le vieux pays malade. Réchauffons la nation dans l’étreinte de nos bras fumants! »
Vive l’Excessivisme !

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Fuck Yeah!

La victoire de Trump ce matin m’a mis de bonne humeur. Pas parce que je suis un supporter de ce type (loin de là), mais par une forme de shadenfreunde doublée d’une préférence pour le mouvement, même dans la mauvaise direction, à l’immobilisme. Au moins, cela va remuer la vase et libérer les énergies créatrices. Je vous le dis tout de suite: le programme supposé de Trump m’indiffère au plus haut point. Il y a peut-être des choses intéressantes, mais n’oublions pas que les promesses de campagne ne sont pas faites pour être tenues, et les mesures les plus choquantes ou improbables passeront à la trappe. La seule chose que je retiens, et je ne suis pas le seul, est une fois de plus le décalage entre les discours des médias, les sondages et la réalité. On continue à vouloir nous vendre une vision manichéenne du monde, le camp du bien contre celui du mal.

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En marche, pour de vrai!

img_4295En Marche. Voilà un nom bien mal choisi par Emmanuel Macron pour son mouvement politique. Ce presque jeune fait presque figure d’exception au milieu des dinosaures politiques qui, comme Papy, font de la résistance, et résistent à tous, scandales, condamnations, petites et grandes lâchetés, compromissions et renoncements, y compris d’eux-mêmes, pour s’accrocher à leur petit pouvoir et leurs privilèges. Il a décidé, car il n’est jamais trop tôt, de se lancer dans la course à la présidentielle, même si ce n’est que pour préparer le terrain à une future campagne. Et son mouvement s’appelle « En marche », lui qui comme titre de gloire n’a que la libéralisation du marché des autocars.

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Mourez bien, mourez bio

La Toussaint, comme tous les événements annuels, nous ramène ses marronniers journalistiques habituels, et cette année un reportage était consacré à une nouvelle mode: les cimetières bio. Renseignements pris, j’ai retrouvé des articles à ce sujet datant de 2014, et qui concernent tous un seul cimetière en France, ce qui confirme s’il en était encore besoin la médiocrité éditoriale des journaux télévisés, qui recyclent ad nauseam la même information.
Mais penchons nous tout de même sur ce nouveau cimetière, dont le principe de base est: pas de cochonneries en terre! Ni caveau, ni monument, un cercueil biodégradable, un linceul en fibres naturelles et enfin un entretien des plantes sans pesticides. Et comme le multiculturalisme relativiste bisounours est aussi à la mode, le cimetière s’organise autour d’un « jardin de dispersion des cendres », où l’on a planté « l’Arbre des printemps », une sculpture en métal recyclée fabriquée par les employés municipaux, si ce n’est pas par les migrants handicapés du centre d’accueil local (écolo et multiculturel, et en plus ils travaillent gratos).

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Tout le monde déteste les roms

S’il y a bien une communauté aujourd’hui qui échappe à l’interdit de la bien pensance de se moquer d’autrui, c’est celle des roms, qui est devenue source de blagues et de moqueries. Le fameux « sivouplééé » des mendiants roms fait rire sans choquer qui que ce soit. Quant à la réalité sociale de cette communauté, elle est totalement occultée par les nuisances réelles ou supposées qu’elle apporte dans notre pays.
Comme le remarquait le Comte de Bouderbala dans un sketch, et que j’ai constaté en Espagne, quel que soit le pays, la phrase d’accroche est toujours la même: « sivouplééé, argent pour bébé ». « Pour favorrrr, dinero para el niño », « plizzze, money for the baby ». Et c’est peut être là la clé pour expliquer cette détestation générale.
On peut bien entendu avant cela avancer l’idée du bouc émissaire : puisque l’on ne peut plus se moquer des minorités traditionnellement stigmatisées (noirs, arabes, juifs) ni de celles trop ringardes (belges, suisses, …), le rom constitue une cible idéale pour prolonger la tradition de la blague ethnique sans prendre le risque d’être traité de raciste. Mais si ce n’était que cela, il y a un moment où les roms auraient rejoint l’une des catégories subcitées, ce qui n’est pas encore le cas.

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